HOT ROD FOREVER

La base d'un hot rod est essentiellement ; une voiture de marque américaine datant d'avant 1949 inclus, le plus souvent de marque Ford, couramment des Ford T, des Ford A, des Ford B datant de 1932 à 1934, quasiment toutes équipées d'origine de moteurs à 4 et 6 cylindres ou de V8 Flathead pour les B'32, '33 et '34, véhicules largement disponibles d'occasion et à des prix très bas après-guerre. Leur structure avec châssis séparé étant relativement simple à modifier. Les Ford V8 1932 à bas prix ont un immense succès populaire à partir de 1932. Les amateurs pouvaient également augmenter la puissance des moteurs d'origines, ou changer leur moteur 4 ou 6 cylindres d'origine, par un moteur V8.

La plupart du temps, les modifications apportées, entraînaient d'autres modifications, comme sur les freins et les amortisseurs. Les jantes étaient généralement élargies pour accepter des pneus plus larges, du moins à l'arrière, pour mieux transmettre la puissance du moteur au sol. D'autres modifications pouvaient être apportées sur les parties mécaniques, comme le changement du rapport de pont, de la boîte de vitesses et du système de direction, toutes choses qui devaient supporter la puissance supplémentaire. L'aspect extérieur de la voiture était souvent modifié lui aussi. Toutes les parties non essentielles au bon fonctionnement du véhicule étaient démontées ; le toit, le capot, les portières, la banquette arrière, le pare-brise et les essuie-glace, les pare-boue, les phares, les pare-chocs et une bonne partie du pot d'échappement. Ces modifications étaient fréquentes pour diminuer le poids du véhicule, donc pour améliorer le rapport poids/puissance.

Les premiers hot rods apparaissent dès les années 1920 aux États-Unis, et se développent dans les années 1930, à un moment où le Fordisme rend l'automobile économiquement accessible au plus grand nombre. Dès cette époque certains possesseurs d'automobiles, déçus par le manque de puissance et de sportivité de leur voiture, décident d'en modifier les caractéristiques. Le terme "Hot Rod" se traduit "Bielle chaude" (les bielles étant des éléments mobiles dans un moteur) ce nom se veut évocateur de grosse mécaniques.

Ce phénomène s'amplifie pendant et après la Seconde Guerre mondiale, lorsque les soldats démobilisés rentrent aux États-Unis, avec encore en tête, les petites voitures de sport anglaises MG, qui n'existent pas aux USA. À peine rentrés « au pays », ces jeunes démobilisés reçoivent une formation de leur choix, notamment en mécanique, pour leur permettre de trouver un emploi. Leurs pensions d'anciens militaires ne leur permettent généralement d'acheter que des voitures d'occasions d'avant-guerre, qu'ils améliorent et personnifient eux-mêmes, en y adaptant si possible des moteurs V8 plus récents de l'époque, provenant de voitures récentes et accidentées (ou même parfois volées). Ce phénomène de culte du Hot rod marque profondément la culture de la jeunesse américaine de l'époque (Kustom Kulture).

Le phénomène du hot rodding atteignit son point culminant vers 1955, avant de décliner lentement jusqu'au milieu des années 1960. Néanmoins, les hot rods déjà construits continuèrent à circuler pendant quelques années encore. Les raisons de ce déclin sont multiples, mais la principale d'entre elles est la disponibilité de nombreux véhicules d'occasion récents, ainsi que la mise en fabrication aux USA de modèles « sport », telle la Corvette ou la Ford Thunderbird, plus ou moins calqués sur les tendances européennes.

Mais, au plus bas de ce mouvement, en 1965, un phénomène de nostalgie envers les hot rods a lentement repris le dessus. Il était relativement aisé à cette époque de trouver des endroits pour organiser des courses de vitesse sauvages, les premières pistes improvisées furent les lacs asséchés des environs de San Francisco et Los Angeles, dont la surface était parfaitement plane, ainsi que les portions presque rectilignes de routes, soit en fin de construction, soit quasi inutilisées. 


Dans la rue, les camions de pompier américains ne passent pas inaperçus. Et pour cause: ils paraissent énormes comparés aux véhicules utilisés en France et dans le reste de l’Europe. Pourquoi les combattants du feu américains utilisent-ils ces mastodontes sur roues? C’est la question bête de la semaine.

Avant l’explication, une précision. Quand on pense aux camions de pompier aux Etats-Unis, on pense souvent à deux types de véhicules: les “tower ladder”  dont les échelles sont equipées d’une nacelle, et les “tiller ladder”. Ces derniers, utilisés à New York, Los Angeles, San Francisco et d’autres grandes villes, sont composés de deux parties: un véhicule-tracteur et une remorque dotée d’une échelle qui peut se déployer sur une trentaine de mètres. Les roues arrière de ce genre de véhicule sont actionnées par un second conducteur, à l’arrière.

Ces monstres rouges mesurent “vingt mètres” de long, selon le commandant Sébastien Fremont, sapeur-pompier dans les Yvelines et auteur d’un livre sur les pompiers new-yorkais, Pompiers de New York. Pour lui, les camions reflètent la morphologie des villes américaines, avec leurs immeubles plus élevés et leurs routes plus larges qu’en Europe. “Les camions sont à la mesure de la démesure du pays, du gigantisme des villes. Tous les camions, pas seulement de pompier, sont plus gros. Ce sont des monstres”

Cela n’a pas toujours été le cas. Les premiers “camions” de pompiers utilisés aux Etats-Unis, au XVIIIe siècle, étaient de simples pompes à bras placées sur un chariot tracté par un cheval. Mais la sophistication croissante des pompes, devenues plus lourdes, et le recours à la vapeur dans la seconde moitié du XIXème siècle ont eu raison des pauvres canassons. Les véhicules actuels ont progressivement pris forme: les échelles se sont allongées avec la construction des gratte-ciel, les pompes se sont améliorées et une cabine pour les pompiers a été ajoutée.

Pour Sébastien Fremont, responsable de l’association de solidarité FDNY-SP78, le poids et la taille des véhicules n’est pas un inconvénient. “Taille démesurée rime avec robustesse” . Par ailleurs, contrairement ce que peut laisser penser leur apparence, ils seraient plutôt faciles à manœuvrer. « Le second conducteur, à l’arrière, peut pendre les virages à angle droit. Ça suppose une coordination, mais ce conducteur ne fait que ça » .

Quelques statistiques (2010-2011) 

Sur le 1,15 million de sapeurs-pompiers recensés aux États-Unis, 812 150 sont des bénévoles. 86 % des services incendie sont entièrement ou presque constitués de bénévoles ; ils protègent 39 % de la population. 94 % des pompiers bénévoles servent des collectivités de moins de 25 000 habitants. On dénombre aux États-Unis 21 235 services incendie entièrement constitués de bénévoles, et 4 830 autres dont la grande majorité du personnel est bénévole. Les pompiers bénévoles font économiser 37,2 milliards de dollars américain par an aux collectivités locales. 72 pompiers sont morts dans l’exercice de leurs fonctions en 2010 ; 44 d’entre eux étaient des bénévoles.

Los Angeles Fire Department

Le Département d’incendie de Los Angeles (Los Angeles Fire Department, LAFD, parfois appelé Los Angeles City Fire Department) a été fondé en 1886. Il comprend plus de 3 500 personnes (en tenue et administratifs), qui ont pour mission la lutte contre l’incendie et sa prévention, l’aide médicale urgente, le sauvetage, la gestion accidents impliquant des matières dangereuses, l’intervention en cas de catastrophe, et la sensibilisation du public. Los Angeles est la deuxième ville des États-Unis, le LAFD défend une communauté d’environ 4 millions de personnes sur 1 220 km².

l'histoire des muscles cars

Dodge challenger

Chrysler C 300 1955

L’appellation muscle car désigne généralement une voiture américaine de format intermédiaire dotée d’un moteur très puissant et accessible financièrement à la plupart des bourses. La mode des muscle cars a connu son apogée dans les années 60 et s’est éteinte dans les années 70. De nos jours, les moteurs générant plus de 600 chevaux sont presque monnaie courante. Dans certains cas, on parle même d’au-delà de 700… pour une voiture de production! L’expression muscle car n’est plus utilisée même si, dans les faits, une Dodge Challenger en est la parfaite incarnation.

Corvette 1953

Ford thunderbird 1955

Un peu d’histoire… De tous temps, l’Homme a voulu aller plus vite, que ce soit à pied, à mammouth, à cheval ou en automobile. Déjà, dans les années 20, certains fournisseurs offraient des pièces de performance pour une Ford Model T! Mais l’histoire des voitures musclées (muscle cars) commence avec la fin de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945). Les constructeurs automobiles profitent des avancées en matière de métallurgie, de chimie et d’électronique acquises lors du malheureux événement et les adaptent à leurs véhicules. C’est ainsi qu’avec les indices d’octane plus élevés requis pour les avions, les constructeurs peuvent relever le taux de compression des moteurs et donc améliorer les performances. Il ne s’agit que d’un exemple parmi tant d’autres. Après la guerre, la société américaine renaît. Les usines tournent à fond, l’argent ne fait pas défaut et un vent de fraîcheur envahit le pays. La course automobile devient un exutoire ludique… et payant pour les constructeurs qui comprennent rapidement le sens de « Win on Sunday, Sell on Monday » (Gagnez le dimanche, vendez le lundi)! La course s’inscrit dans la culture américaine. L’arrivée de voitures de plus en plus puissantes et de plus en plus accessibles à toutes les bourses à la mi-temps du siècle dernier n’est donc pas fortuite.

Oldsmobile 88 1949

Le début avec l’Oldsmobile 88 1949 L’histoire des muscle cars prend d’abord forme avec l’Oldsmobile 88 de 1949, mue par un nouveau V8 de 303 pouces cubes développant 135 chevaux, une cavalerie respectable pour l’époque. Ce moteur est baptisé, à juste titre, « Rocket ». Surtout, la voiture amène la puissance à un niveau accessible à plus de personnes.

Par la suite, la puissance fait un bond de géant. Si, en 1950, le V8 Rocket de la 88 libérait 135 chevaux, le moteur le MOINS puissant offert en 1960 en déployait 240! La décennie des années 50 est marquée par la mise en marché de voitures puissantes qui transcendent leur époque, la Chrysler C-300 1955 en tête. La Chevrolet Corvette, née en 1953 avec un vieux six-cylindres en ligne de 150 chevaux, se retrouve avec un V8 de 290 chevaux en 1959! Ford n’est pas en reste avec sa Thunderbird animée d’un V8 de 193 chevaux et présentée en 1955.

Dodge Coro et

Un pas en arrière pour mieux avancer ensuite Mais le temps s’assombrit. Lors de la course des 24 Heures du Mans de 1955, un accident entraîne la mort de plus de 80 personnes et fait plus de 120 blessés, la plupart étant des spectateurs. Cet événement engendre une certaine aversion du public et des constructeurs pour la course et la performance en général. En juin 1957, l’Automobile Manufacturer’s Association (AMA), représentée par tous les constructeurs américains, interdit à ses membres de participer de façon directe à des courses automobiles et même de supporter toute équipe de course. General Motors impose à ses divisions de ne pas équiper ses voitures d’un moteur de plus d’un pouce cube par dix livres. Une voiture pesant 3 500 livres ne pouvait donc être dotée de série d’un moteur de plus de 350 pouces cubes.

Pontiac GTO

La Pontiac GTO, celle qui a lancé les hostilités Malgré cela, quelques ingénieurs de Pontiac s’amusent, dans leurs temps libres, à insérer un V8 de 389 pouces cubes dans une Tempest Coupe. Et, pour contourner le règlement, on le rend accessible par le biais d’une option baptisée W62 GTO Package. La guerre des muscle cars vient de débuter…

Les esprits s’échauffent et Ford et Chrysler oublient rapidement l’entente avec l’AMA. Les années 60 représentent le summum de la débauche. General Motors assure sa présence grâce à la Pontiac GTO, bien sûr, mais aussi avec les Buick Skylark GS400 et GSX, les Chevrolet Malibu SS, Chevelle SS396, Camaro, Corvette et Oldsmobile 442. Ford ne se défend pas trop mal avec ses Fairlaine 427, Torino Cobra 428 et Talladega, Mercury Montego GT et la Mustang, entre autres. Même la petite American Motors Corporation (AMC) propose une Rebel The Machine, sans oublier ses superbes Javelin et AMX. Toutefois, c’est la Chrysler Corporation qui se démarque le plus. Déjà habituée aux moteurs puissants (lire Hemi), elle profite à plein de cette période débridée. On lui doit les Dodge Coronet, Charger et Charger Daytona, Super Bee (Plymouth Road Runner) et Challenger, les Plymouth Superbird, 'Cuda, GTX, Satellite, quelques vaillantes Valiant et on en passe!

Le début de la fin La folie des grandeurs atteint son apogée en 1970. Cependant, les primes d’assurances grimpent en flèche. Les muscle cars sont très puissants, mais ils ne tiennent pas très bien la route. Les freins ne sont pas très efficaces, la suspension à lames ne peut contenir les transferts de poids et que dire des pneus à plis trop étroits qui se déforment dans les courbes prises trop rapidement. Les accidents (et les accidentés) sont nombreux.



10 voitures de police américaines les plus marquantes

Parmi les voitures américaines les plus mises en avant au cinéma, les voitures de police tiennent le haut du pavé pour assurer l’inévitable poursuite entre les flics et les bandits. Rares en sortent indemnes. Hommage aux victimes des tournages.

#8 Chevrolet Bel Air 1955-1957

La berline Chevrolet la plus populaire des fifties était aussi l’alliée des forces de l’ordre. A sa sortie, la Bel Air offre des performances remarquables grâce à son V8 265ci accouplé à une boite automatique Powerglide. Le magazine Popular Mechanics annonce un 0 à 100 km/h en 12,9 secondes. En parallèle, la Chevy affiche de réels progrès en matière de maniabilité. De sérieux atouts pour intéresser la police.

#5 Dodge Monaco 1974

Rendue célèbre par les Blues Brothers, la Monaco maintient une cote assez élevée et stable depuis quelques années, ce qui est rarement le cas pour les berlines 4 portes de cette décennie. Elle est de plus en plus difficile à trouver, notamment si l’on exige autre chose qu’un clone du film. Ce dernier est d’ailleurs responsable de la mort d’un bon paquet d’entre elles au cours du fameux carambolage le plus ridicule de l’histoire en plein Chicago.

#1 Plymouth Fury/Dodge Monaco 1975-1978

Elle est à la fin des années 1970 ce que la Crown Victoria est à la fin des années 2000. Rustique, archaïque mais robuste et coupleuse. Les flics l’adorent, surtout avec le 440 sous le capot ! Les particuliers n’en veulent même pas si on leur offre . La berline devient la chair à canon préférée des tournages de séries télés. Aujourd’hui, elle fait partie des mythes du paysage automobile américain.

#4 Chevrolet Caprice/Impala 1977-1990

En 1977, les Caprice/Impala rendent les Plymouth Fury davantage “has-been”. Leur ligne très carrée (on les surnomme les “boxy Caprice”, rapport aux formes carrées des boites), leur volume et leur poids réduits les ancrent davantage dans la norme des années 1980 (lire Chevrolet Caprice 1977, le bon virage au bon moment). Les mécaniques sont solides et éprouvées dans la gamme depuis plusieurs années.

#6 Dodge Diplomat/Plymouth Gran Fury 1980-1989

Plus compactes mais tout aussi nerveuses, les Diplomat/Gran Fury convainquent les services de police de nombreuses grandes villes américaines. Les versions police les plus musclées avaient droit au V8 360ci en option. Chez Chrysler, on la trouve en version plus luxueuse sous le nom “LeBaron” jusqu’en 1981 puis “Fifth Avenue” jusqu’en 1989.

#7 Dodge St Régis 1979-1981

ATTENTION: TRÈS RARE! Très fortement inspirée de la Chevrolet Caprice – sortie 2 ans plus tôt – la St Regis connaîtra une carrière très courte. Elle succède aux Dodge Monaco. De nombreux policiers regretteront ces dernières et leur fameux V8 440 face auquel le 360ci de la St. Regis est un peu à la traîne en terme de performances. La petite originalité esthétique de la Dodge réside dans la plaque de protection transparente des phares qui s’ouvre lorsqu’on les allume.

#2 Ford LTD Crown Victoria 1983-1991

Apparue en 1978, elle repose sur la nouvelle plateforme Panther plus compacte et plus légère pour faire face à la nouvelle Chevrolet Caprice arrivée un an avant. Parmi ses derniers rôles marquants, on peut noter son apparition dans le premier volet de Men in Black. « L’agent K » y possède un modèle 1986 qui a la capacité de se transformer en véritable « dragster de l’espace » (la fameuse scène du tunnel). Le préfixe LTD disparaît en 1992.

#9 Chevrolet Caprice 1991-1996

Comme la Crown Victoria, elle succombe aux sirènes du biodesign en 1991 (cette fois-ci, on la surnomme “bubble” – ou bulle – voire “beached whale” – ou baleine échouée – pour ses détracteurs). Les « fender skirts » (ailes cachant les roues arrières) sont supprimés en 1993 pour rajeunir la ligne. Elle y perdra beaucoup en charme. En 1994, le V8 5,7l LT1 de la Corvette est proposé. La Caprice 1994 devient ainsi la plus puissante berline américaine.

#3 Ford Crown Victoria 1998-2011

La Crown Vic’ pour les intimes était le dernier dinosaure de l’industrie automobile américaine jusqu’en 2011, dernière année de production (lire Ford Crown Victoria, le dernier dinosaure). Sa mise en retraite aura fait des malheureux dans la police, aucune héritière n’encaissant aussi bien les traitements extrêmes. Heureusement pour eux (et pour nous), il en reste encore un bon paquet en circulation et on trouve des pièces à fois

#10 Dodge Charger 2006-2014

Des gros V8 gavés en chevaux, des boites auto à 5 puis 8 rapports, une gueule musclée… il n’en fallait pas moins pour enthousiasmer la police américaine, pas très enjouée par les alternatives à la Crown Victoria ! Pour une fois qu’une Dodge Charger est du côté de la police…










Le mois prochain un autre modèle made in usa